Dossier thématique 11/19
ÉCONOMIE, COMMERCE ET MOBILITÉS
Ce texte fait partie des dossiers thématiques de l’édition 2 du Levrig de Yes Breizh.
Produire, relier, équilibrer
Levrig 2027
Trajectoire 2027-2032
NB : « Par souci de fluidité et de concision, le masculin est utilisé dans ce texte pour englober l'ensemble des genres ».
L’essentiel
La Bretagne ne manque ni d’entrepreneurs, ni de savoir-faire, ni de ports, ni de pôles de recherche. Elle souffre davantage d’une gouvernance fragmentée, d’une accessibilité inégale, de décisions économiques prises hors de Bretagne et d’un écart persistant entre métropoles, littoraux, Centre-Bretagne et pointe occidentale.
Notre cap — Faire de la Bretagne à cinq Départements une économie productive, maritime, innovante et décarbonée, où les mobilités relient les bassins de vie, sécurisent les chaînes logistiques et permettent à chaque pays de Bretagne de participer à la prospérité commune.
| Quelques repères | Valeur | Lecture |
|---|---|---|
| Budget régional des transports 2026 | près de 550 M€ | Effort majeur, mais ressource dédiée VMRR1 limitée à environ 5 % |
| Voyages BreizhGo | plus de 60 millions/an | Réseau structurant pour les personnes et les Départements |
| TER — régularité / satisfaction | 96 % / 95 % | Socle performant à consolider malgré la saturation |
| Fréquentation TER depuis 2019 | +60 % | La demande justifie un saut d’offre et de capacité |
| Cars interurbains | de plus de 100 lignes ; 6,2 M de voyages en 2024 | Maillage essentiel, notamment hors métropoles |
| Cars décarbonés visés | 60 % en 2030 sur les DSP2 renouvelées citées | Transition engagée, mais périmètre à généraliser |
Ces données concernent principalement la région administrative. Le futur pilotage devra publier des séries homogènes pour les Côtes-d’Armor, le Finistère, l’Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique et le Morbihan.
1. Une économie bretonne avec des forces, mais incomplètement organisée
Des forces réelles
Pour Yes Breizh, l’agriculture et l’agroalimentaire, le maritime, les télécommunications et la cybersécurité, la santé, le tourisme, les industries, l’énergie et les activités culturelles donnent à la Bretagne une base diversifiée. Rennes, Nantes–Saint-Nazaire, Brest, Lorient, Lannion, Quimper, Vannes et Saint-Brieuc forment des pôles complémentaires, mais trop souvent administrés dans des cadres séparés.
Quatre fragilités à traiter, selon Yes breizh
- La dépendance à des centres de décision extérieurs et la difficulté à faire croître des entreprises dont le siège reste en Bretagne.
- Une productivité et une innovation inégalement diffusées vers les PME, l’économie rurale et les petites villes.
- La vulnérabilité des filières aux coûts de l’énergie, aux tensions commerciales, au vieillissement et aux transitions écologique et numérique.
- Une accessibilité qui pénalise l’Ouest breton, les territoires ruraux, les îles et certains bassins d’emploi.
Une doctrine : l’économie de marché orientée vers la prospérité commune
Pour Yes Breizh , la puissance publique ne doit pas se substituer aux entreprises. Elle doit fixer un cap, garantir les infrastructures, simplifier les parcours, former les compétences, soutenir l’innovation et corriger les déséquilibres territoriaux. Les aides doivent être conditionnées à des résultats mesurables : emploi de qualité, investissement, ancrage décisionnel, décarbonation, formation et retombées locales.
Pour avoir de la visibilité, les entreprises doivent pouvoir s’appuyer des politiques publiques claires et non politiciennes.
2. Cinq moteurs de développement
| Moteur | Priorité 2027-2032 | Instrument |
|---|---|---|
| Entreprises ancrées en Bretagne | Créer, transmettre et faire grandir des sièges et centres de décision | Guichet de croissance, fonds propres, commande publique et accompagnement export |
| Clusters et filières | Relier PME, recherche, formation et donneurs d’ordre | Contrats de filière sur le maritime, le cyber, la santé, l’agro, l’énergie et les industries créatives |
| Innovation productive | Transformer la recherche en produits, procédés et emplois | Laboratoires communs, démonstrateurs, transfert technologique et achats d’innovation |
| Transition juste | Décarboner sans désindustrialiser | Fonds de transition, diagnostics, formation et contrats territoriaux |
| Internationalisation | Utiliser les réseaux bretons et celtiques comme portes d’entrée | Maisons de la Bretagne, export mutualisé, partenariats européens |
Un Observatoire breton du développement
Yes Breizh souhaite la création d’un Observatoire 3 chargé d’identifier les entreprises à fort potentiel et de leur offrir un accompagnement coordonné vers le financement, le recrutement et les marchés internationaux. Cet Observatoire doit inclure les entreprises industrielles, coopératives, maritimes et de taille intermédiaire, pas seulement les start-up technologiques.
La richesse produite doit rester davantage en Bretagne
Il serait judicieux d’appliquer en Bretagne la même approche qu’en Écosse en matière d’utilisation des achats publics, du foncier, de l’épargne et des grands employeurs pour renforcer les entreprises locales et créer des emplois. Certes, il ne s’agit pas de fermer les marchés, mais d’intégrer légalement le coût du cycle de vie, l’empreinte carbone, la qualité sociale, l’allotissement et l’accès des PME dans des appels d’offres publics bretons. Ceci est possible du moment que les directives européennes sur les marchés publics sont considérées plus comme des outils que comme des contraintes.
3. Commerce : faire des centres-villes et des bourgs des infrastructures sociales
Le commerce n’est pas seulement un échange marchand. Il structure l’urbanisme, l’autonomie quotidienne et la sociabilité. Yes Breizh distingue le commerce de proximité, la grande distribution et le commerce en ligne ; cependant, cela ne doit pas nous affranchir des règles du droit de la concurrence, de la liberté d’établissement et des compétences existantes.
Yes Breizh propose un pacte pour le commerce de proximité
- Créer un observatoire Bretagne-5 chargé de récolter les expériences réussies de redynamisation des centres-villes et des bourgs pour les proposer aux autres, caractériser les vacances commerciales, les niveaux des loyers, des flux et de l’artificialisation.
- Conditionner les extensions périphériques à une étude d’impact sur les centralités, les mobilités et les sols.
- Déployer des foncières commerciales et des baux progressifs pour remettre en usage les cellules vacantes.
- Soutenir halles, marchés couverts, commerces multiservices et logistique mutualisée dans les bourgs.
- Aider les indépendants à conjuguer boutique physique, vente en ligne, livraison et réparation.
- Relier aides économiques, habitat en centre, espaces publics et desserte en transport collectif.
- Réfléchir aux stationnements pouvant être remboursés pour des achats effectués en centre-ville tout en accordant des offres pour les clients utilisant des transports en commun.
Une concurrence plus équitable
Les grands acteurs numériques et commerciaux doivent contribuer aux infrastructures et tout particulièrement à la Bretagne tout entière, dont ils tirent une part de leur activité. Yes Breizh souhaite défendre, dans les cadres français et européen, une fiscalité plus neutre entre canaux de vente, la transparence des places de marché et la lutte contre les pratiques déloyales. S’il est absolument nécessaire de mettre en œuvre des mesures sectorielles coercitives, elles ne seront retenues qu’après des expertises juridique et économique. De manière plus positive, des labellisations pourront être accordées.
4. Les mobilités comme politique économique
Un réseau unique à l’échelle des cinq Départements
Bretagne Mobilités, installé en 2025 autour de dix bassins de mobilité, constitue un point d’appui. Pour Yes breizh, ce réseau doit évoluer vers une autorité de coordination Bretagne-5 associant la Loire-Atlantique, les métropoles, les Départements, les intercommunalités, les ports et les opérateurs. Son rôle est à renforcer : planifier les offres, organiser les correspondances, partager les données et porter une billettique commune.
Le train et les cars : augmenter la capacité avant la saturation
La performance actuelle du TER et la hausse de fréquentation appellent de nouveaux matériels, des infrastructures fiables et des dessertes cadencées. Les renforcements prévus en Bretagne Sud puis sur l’axe Nord à partir de septembre 2027 doivent être articulés au futur SERM4 breton, aux cars express et aux petites lignes utiles.
Pour Yes Breizh , une liaison n’est maintenue ou créée ni par nostalgie ni par dogme : elle doit être évaluée sur le besoin, le coût complet, l’alternative et ses effets locaux et climatiques. Pour cela, la relation avec les communes est essentielle.
Une tarification simple et solidaire
Yes Breizh considère que la tarification des transports est cruciale pour permettre à chacune et chacun de bien vivre et de pouvoir travailler en Bretagne. Ainsi Yes Breizh privilégie un plafond de dépense mensuelle, des tarifs sociaux automatiques et une offre attractive pour les jeunes, plutôt qu’une gratuité générale non financée. Un compte voyageur et une billettique compatibles doivent pouvoir couvrir trains, cars, bateaux, vélos et réseaux urbains.
Désenclaver l’Ouest de la Bretagne sans opposer les modes
La pointe finistérienne a besoin de temps ferroviaires fiables, de liaisons vers Rennes, Nantes et les grands hubs, et de solutions professionnelles lorsque le rail ne répond pas au besoin. Les aéroports de Brest et Rennes, ainsi que Nantes–Atlantique, doivent être coordonnés selon les fonctions assurées, leurs alternatives ferroviaires, leur bilan carbone et leur utilité économique. L’objectif de Yes Breizh n’est pas de faire subventionner toute ligne, mais de garantir l’accessibilité stratégique.
5. La Bretagne maritime et logistique
Un système portuaire, pas une concurrence dispersée
Brest, Lorient, Roscoff, Saint-Malo, Concarneau et Nantes–Saint-Nazaire disposent de fonctions distinctes : industrie, réparation, énergies marines, pêche, vracs, conteneurs, rouliers et voyageurs. Une stratégie Yes Breizh, pour la Bretagne-5 doit coordonner investissements, dragage, accès ferroviaires, numérique portuaire et prospection commerciale, plutôt que promettre indistinctement un rôle de grand port à chaque site.
Rééquilibrer le fret
La feuille de route régionale 2025 sur les biens et marchandises et l’étude de gouvernance du fret ferroviaire fournissent une base récente. Les priorités soutenues (pour l’instant) par Yes Breizh sont les embranchements, les terminaux multimodaux, la massification, les flux agroalimentaires et portuaires, ainsi que la logistique du dernier kilomètre. Le transport routier restera indispensable : sa décarbonation, les conditions de travail et l’optimisation des retours à vide font partie de la stratégie.
| Corridor | Fonction à renforcer | Décision préparatoire |
|---|---|---|
| Brest–Quimper–Lorient–Vannes–Nantes | Arc économique et ferroviaire sud | Capacité, cadencement, fret et intermodalité |
| Brest–Morlaix–Saint-Brieuc–Rennes | Arc nord et accès national | Renfort 2027, robustesse et correspondances |
| Rennes–Nantes–Saint-Nazaire | Colonne économique Bretagne-5 | Gouvernance commune et offre ferroviaire renforcée |
| Centre-Bretagne | Cohésion territoriale | Cars express, RN164, covoiturage, fret et services à la demande |
| Ports–hinterlands | Compétitivité maritime | Accès ferroviaires, plateformes et chaîne numérique |
6. Gouvernance et moyens
Un chef de file identifiable
La Bretagne doit disposer, pour les matières dévolues, de la capacité de coordonner développement économique, formation, commerce, ports, rail régional, routes structurantes et planification. Les communes et intercommunalités conservent la proximité ; l’État et l’Union européenne garantissent les normes communes et les grands réseaux.
Trois outils proposés par Yes Breizh
- Une Agence bretonne de développement et d’investissement, fusionnant les guichets sans créer une couche supplémentaire.
- Un Conseil économique Bretagne-5 associant entreprises, syndicats, recherche, collectivités et acteurs environnementaux.
- Un contrat pluriannuel France–Bretagne–Union européenne pour les infrastructures, les compétences et la transition.
Financer sans promettre l’impossible
Le VMRR attendu en 2026, environ 28 M€, ne représente qu’environ 5 % des dépenses régionales de transport. Le saut d’offre suppose donc un panier durable : versement mobilité, recettes tarifaires, contributions des autorités organisatrices, fonds européens, contractualisation nationale et captation encadrée d’une part de la valeur créée autour des gares. Chaque projet majeur doit publier par rapport à des objectifs précis, coût complet, financement, carbone évité, fréquentation et risques, indicateurs de résultat.
7. Quinze engagements5
1. Publier chaque année un tableau économique Bretagne-5, avec séries Départementales comparables.
2. Créer un guichet de croissance pour les PME, ETI, coopératives et entreprises à fort potentiel.
3. Signer des contrats de filière reliant recherche, formation, production et export.
4. Orienter la commande publique vers la valeur locale, sociale et environnementale dans le respect du droit.
5. Mettre en place un pacte commerce et centralités avec objectifs de vacance et d’artificialisation.
6. Déployer halles, commerces multiservices et logistique mutualisée dans les bassins fragiles.
7. Étendre Bretagne Mobilités à une gouvernance effective des cinq Départements.
8. Construire une billettique et une information voyageurs réellement intégrées.
9. Mettre en œuvre un plafond tarifaire mensuel et des réductions sociales automatiques.
10. Renforcer le TER, les cars express, le vélo et le transport à la demande selon les besoins des bassins de vie.
11. Élaborer un plan spécifique d’accessibilité de la pointe bretonne.
12. Coordonner les ports bretons dans une stratégie maritime et industrielle unique.
13. Doubler l’effort sur le fret ferroviaire et les terminaux multimodaux selon une trajectoire chiffrée.
14. Conditionner les aides aux résultats : emplois, compétences, ancrage, innovation et décarbonation.
15. Évaluer et réviser les dispositifs qui n’atteignent pas leurs objectifs.
8. Calendrier 2027-2032
| Période | Économie et commerce | Mobilités et logistique | Jalon |
|---|---|---|---|
| 2027 — Mesurer | Observatoire Bretagne-5 ; cartographie des filières, sièges, commerce et compétences | diagnostiques des flux ; intégration Loire-Atlantique ; schémas ports, fret et pointe bretonne | Tableau de référence et gouvernance installée |
| 2028 — Organiser | Guichet de croissance ; contrats de filière ; premier pacte centralités | Billettique interopérable ; tarification sociale ; plan SERM et cars express | Contrats, budgets et cibles adoptés |
| 2029 — Investir | Fonds de croissance-transmission ; achats territoriaux ; foncières commerciales | Premiers nœuds multimodaux ; matériels ; terminaux fret et accès portuaires | Portefeuille de projets audité et financé |
| 2030 — Déployer | Clusters élargis ; internationalisation ; transition des PME | Cadencement accru ; 60 % de cars décarbonés sur périmètre généralisé ; vélos en gares | Bilan intermédiaire public et corrections |
| 2031 — Accélérer | Croissance des entreprises ancrées ; reconquête des centralités fragiles | Saut d’offre SERM ; corridors Bretagne-5 ; logistique bas carbone | Évaluation indépendante socio-économique |
| 2032 — Consolider | Révision des aides et contrats ; objectifs 2035 | Généralisation conditionnelle ; nouveau PPI 2033-2038 | Rapport final et clause de revoyure |
La progression est conditionnelle : aucune infrastructure ni aide économique ne passe à l’étape suivante sans besoin démontré, financement soutenable, étude d’impact et responsable identifié.6
9. Tableau de bord de suivi
| Indicateur | Référence / cible 2032 | Fréquence | Pilote |
|---|---|---|---|
| Emploi salarié privé | Progression par bassin ; écarts territoriaux réduits | Trimestrielle | Observatoire économique |
| Créations et survies d’entreprises | Taux à 3 et 5 ans en hausse | Annuelle | Agence de développement |
| Entreprises à centre de décision breton | Nombre et emplois en hausse | Annuelle | Agence / CCI |
| Dépenses de R&D et partenariats | Progression et diffusion vers les PME | Annuelle | Bretagne / recherche |
| Aides avec résultats publiés | 100 % en 2030 | Annuelle | Assemblée |
| Vacance commerciale | Baisse dans les centralités ciblées | Semestrielle | EPCI / observatoire |
| Artificialisation commerciale nette | Compatible avec le ZAN et la reconquête des friches | Annuelle | Autorité de planification |
| Part des achats accessibles aux PME | Progression, à droit constant | Annuelle | Acheteurs publics |
| Voyages en transports collectifs | Hausse par habitant et par bassin | Trimestrielle | Bretagne Mobilités |
| Régularité / satisfaction TER | Au moins 95 % / 90 % | Mensuelle / annuelle | Opérateur / autorité |
| Accès à un arrêt structurant | Part de population à moins de 15 min en hausse | Annuelle | Bretagne Mobilités |
| Dépense mensuelle des usagers | Plafond et effort médian en baisse | Annuelle | Autorités organisatrices |
| Part de flotte décarbonée | Trajectoire par mode publiée | Annuelle | Opérateurs |
| Fret ferroviaire et portuaire | Tonnes et part modale en hausse | Trimestrielle | Ports / fret |
| Temps Brest–Rennes / Brest–Nantes | Fiabilité et temps porte-à-porte améliorés | Trimestrielle | Bretagne Mobilités |
| Émissions des mobilités | Baisse compatible avec la trajectoire climat | Annuelle | Observatoire climat |
10. Risques et réponses
| Risque | Réponse |
|---|---|
| Catalogue de projets non financé | Priorisation, coûts complets, phasage et seuils d’abandon |
| Concentration Rennes–Nantes | Contrats de bassins, accessibilité de l’Ouest et indicateurs d’écarts |
| Aides captées sans ancrage | Conditions, remboursements, transparence et suivi des centres de décision |
| Greenwashing | Bilan carbone en cycle de vie et indicateurs vérifiables |
| Nouvelle bureaucratie | Fusion des guichets, chef de file unique et délais opposables |
| Opposition rural/métropolitain | SERM breton, cars express, transport à la demande et péréquation |
| Infrastructures surdimensionnées | Scénarios, fréquentation, alternatives et revue indépendante |
| Fragilité juridique des préférences locales | Critères sociaux, environnementaux et d’accès PME conformes au droit |
Conclusion — La prospérité par les connexions
Pour Yes breizh, une économie bretonne autonome ne se résume ni à attirer des capitaux ni à multiplier les infrastructures. Elle doit permettre aux entreprises de grandir, aux commerces de vivre, aux salariés d’accéder aux emplois et aux marchandises de circuler avec moins de dépendance et d’émissions.
Le contrat proposé est le suivant : des choix économiques plus proches, des réseaux mieux coordonnés, des aides conditionnées et des résultats publics.
La Bretagne à cinq Départements doit devenir l’échelle où l’on relie production, formation, commerce, ports, rail, route, numérique et transition.
Sources mobilisées et précautions
- Région Bretagne, Budget primitif 2026, Mission 7 — Mobilités.
- Breizh Europa, Commerce intérieur en Bretagne, archive 2019.
- Breizh Europa, Transports — état des lieux et propositions, archive 2019.
- Documents transmis : Économie ; PB Économie ; Transports.
- Scottish National Party, Holyrood Election Manifesto 2026, utilisé comme comparaison de politiques de croissance, d’ancrage territorial et de tarification des mobilités.
Précaution générale : les données récentes de la Région constituent le socle quantitatif. Les textes plus anciens ou militants sont utilisés comme sources d’idées, non comme preuves. Les cibles devront être complétées par des données Bretagne-5, des études d’impact, une expertise juridique et des chiffrages.
Notes et précisions
1. À compter du 1er janvier 2026, la Région Bretagne a institué le Versement Mobilité Régional et Rural (VMRR), une ressource destinée à renforcer l’offre de transport sur l’ensemble des 4 Départements bretons. En tant qu’autorité organisatrice de la mobilité régionale, la Région doit en effet financer le développement des réseaux TER et cars BreizhGo, moderniser les infrastructures, déployer le Plan Régional Vélo et améliorer l’accès à des solutions de mobilité dans les zones rurales et peu denses. Le Versement mobilité régional et rural concerne tous les employeurs, publics et privés, d’au moins 11 salariés, dont les établissements sont situés en Bretagne. C’est une nouvelle taxe sur les salaires. Pour un salarié rémunéré 2 000 euros bruts par mois, le coût pour l’employeur est évalué entre 1,60€ et 3,00€ par mois selon les territoires de Bretagne. La mesure de l’efficacité de cette nouvelle taxe n’est pas prévue précisément par la Région. ↩
2. Délégations de service public ↩
3. Toute création d’observatoire ou agence etc. devra être liée à la disparition d’au moins une autre entité publique équivalente avec une reprise intégrale des personnels. Des ajustements pourront être opérés par la suite. ↩
4. Service Express Régional Métropolitain ↩
5. Avec pour chaque engagement des chargé(e )s d’affaire ou de projet nommée(e )s et responsables et des indicateurs de résultat. ↩
6. Aucune transformation n’est généralisée sans budget, débouché, revenu et évaluation. Aucun objectif n’est imposé sans budget, calendrier, accompagnement et solution technique accessible. Aucun transfert n’intervient sans moyens. En cas d’échec, le dispositif est corrigé plutôt que maintenu pour respecter un affichage. Un code vert, orange, rouge signalera la trajectoire, mais ne remplacera jamais les chiffres et leur explication. Une hausse temporaire d’un indicateur peut correspondre à une transition ou à un meilleur recensement : chaque évolution sera interprétée avant décision.
↩
Les dossiers thématiques du Levrig 2027 de Yes Breizh
• 1. Statut, institutions, dévolution et Constitution
• 2. Finances publiques, budget et autonomie fiscale
• 2 bis. Analyse budgétaire France – Bretagne 5
• 3. Le service public en Bretagne
• 4. La santé en Bretagne
• 5. Le handicap en Bretagne
• 6. Éducation, formation et enseignement supérieur
• 7. Culture, langues et médias
• 8. Identité bretonne, transmission et cohésion
• 9. Le logement en Bretagne
• 10. Emploi, entreprises et développement économique
• 11. Économie, commerce et mobilités
• 12. Agriculture et alimentation
• 13. Mer, littoral et pêche
• 14. Énergie, climat et transition écologique
• 15. Numérique et souveraineté
• 16. Sécurité, justice et défense
• 17. Europe et international
• 18. Diaspora bretonne et rayonnement international
