Levrig 2027 – Dossier 10/19 – Emploi, entreprises et développement économique en Bretagne – Yes Breizh

Emploi, entreprises et développement économique

de Yes Breizh
YES BREIZH  •  LEVRIG édition 2 – 2027
Dossier thématique 10/19

EMPLOI, ENTREPRISES ET DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
Ce texte fait partie des dossiers thématiques de l’édition 2 du Levrig de Yes Breizh.

Produire, innover, transmettre et travailler dignement en Bretagne

Levrig 2027
Trajectoire 2027 – 2032

NB : « Par souci de fluidité et de concision, le masculin est utilisé dans ce texte pour englober l'ensemble des genres ».

L’essentiel

La Bretagne ne manque ni d’entrepreneurs, ni de compétences, ni de filières d’excellence. Elle dispose d’un tissu dense de TPE et de PME, d’une industrie plus présente que dans la moyenne française, d’activités agricoles, agroalimentaires, maritimes, numériques et culturelles reconnues, ainsi que d’un ensemble universitaire et scientifique de haut niveau. De Nantes à Brest, de Saint-Nazaire à Rennes, de Lorient à Saint-Brieuc et de Vannes à Quimper, elle peut constituer un espace économique européen cohérent.

Son principal problème est moins l’absence d’initiatives que leur fragmentation. Les responsabilités relatives à l’emploi, à la formation, à l’innovation, au foncier, à l’énergie, à l’export et au financement sont dispersées. Les entreprises affrontent plusieurs guichets ; les organismes de formation ajustent trop lentement leurs capacités ; les résultats de la recherche publique sont encore insuffisamment transformés en activités ; les politiques nationales privilégient rarement (voire jamais) une lecture des chaînes de valeur pour la Bretagne.

Yes Breizh propose un pacte breton pour le travail et l’entreprise fondée sur cinq objectifs : augmenter la valeur créée et conservée en Bretagne ; faire grandir davantage de PME en entreprises de taille intermédiaire ; rapprocher compétences et emplois ; accélérer les transitions écologique et numérique ; ouvrir plus largement les entreprises bretonnes aux marchés européens et internationaux.

La méthode suivie par Yes Breizh reprend ce qui est transposable de l’expérience écossaise : un point d’entrée unique pour l’investissement, des plans d’exportation sectoriels, une banque publique d’investissement orientée vers des missions, une planification des compétences, des fonds de preuve de concept, l’économie communautaire et une évaluation publique des résultats. Elle écarte les promesses qui dépendraient de compétences non dévolues ou d’un contexte fiscal différent.

Pour Yes Breizh, la finalité n’est pas la croissance pour elle-même. Elle est de permettre à chacun de vivre et de travailler dignement en Bretagne, de sécuriser la base productive, de financer les services publics et de transmettre aux générations suivantes une économie plus autonome, plus innovante et moins vulnérable.

1. Le diagnostic : une économie solide, mais incomplètement maîtrisée

Une base industrielle réelle

Dans le périmètre administratif de la Région Bretagne, le CESER recensait près de 185 000 emplois industriels directs, soit 14,3 % de l’emploi régional contre 11,6 % en moyenne pour la France. L’agroalimentaire représentait 41 % des effectifs industriels. Le taux de féminisation de l’industrie atteignait 33,7 %, contre 30,5 % au niveau français.

Les signaux récents étaient encourageants : 39 ouvertures nettes de sites industriels en 2022 et 2023 et une progression de 1,1 % de l’emploi industriel entre 2017 et 2023. Mais cette reprise reste fragile. L’agroalimentaire a perdu 400 emplois en 2023 ; l’automobile, l’alimentaire et certaines activités intensives en énergie doivent se transformer ; le recul historique du poids industriel n’est pas effacé.

Les TPE et PME constituent une force d’ancrage, de souplesse et de transmission. Elles rencontrent aussi un plafond de verre : insuffisance de fonds propres, difficulté à recruter des cadres spécialisés, accès complexe à l’innovation et à l’export. Le CESER estime que les TPE et PME représentent les deux tiers du potentiel de réindustrialisation. La politique bretonne doit donc faire grandir les entreprises existantes autant qu’attirer de nouveaux investissements.

Une Bretagne économique à cinq Départements

Les statistiques administratives isolent trop souvent la Loire-Atlantique. Le futur tableau de bord que Yes Breizh souhaite établir et faire suivre, devra publier deux périmètres explicites : Région Bretagne à quatre Départements et Bretagne historique à cinq Départements sans bien entendu additionner des données de millésimes ou de définitions différents.

EspaceForces économiques structurantesEnjeux prioritaires
Côtes-d’ArmorAgroalimentaire, agriculture, télécommunications, tourisme, PME industrielles.Transmission, attractivité des métiers, mobilité et accès aux services.
FinistèreMaritime, défense, agroalimentaire, électronique, cybersécurité, recherche, tourisme.Connexions, foncier productif, innovation et renouvellement des compétences.
Ille-et-VilaineNumérique, automobile, agroalimentaire, services, enseignement supérieur.Transformation automobile, logement des salariés, croissance des PME.
Loire-AtlantiqueAéronautique, construction navale, énergies marines, numérique, logistique, industries culturelles, viticulture et agroalimentaire.Articulation Nantes–Saint-Nazaire avec les autres Départements, foncier, décarbonation et chaînes de sous-traitance.
MorbihanAgroalimentaire, nautisme, logistique, tourisme, services et PME industrielles.Saisonnalité, transmission, logement, compétences techniques et littoral.

Pour Yes Breizh, le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne ne consiste pas à déplacer un centre de gravité vers Nantes. Elle permet de relier des complémentarités : le naval et les énergies marines entre Brest, Lorient et Saint-Nazaire ; le numérique et la cybersécurité entre Nantes, Rennes, Lannion et Brest ; les industries alimentaires et agricoles dans les cinq départements ; la création culturelle, le design et l’audiovisuel dans plusieurs pôles ; les ports et la logistique sur les deux façades.

Des exportations trop concentrées

En 2024, la Région Bretagne administrative a exporté 12,278 milliards d’euros de marchandises et importé 13,908 milliards. Elle représentait seulement 2,1 % des exportations françaises. L’agroalimentaire demeure central ; les 100 premiers opérateurs réalisaient 70,5 % de la valeur exportée et 3 986 entreprises avaient exporté en 2023, dont 2 087 pendant cinq années consécutives.

Pour Yes Breizh, ces chiffres montrent simultanément une capacité et une vulnérabilité. Trop de PME exportent ponctuellement, sur peu de marchés, sans équipe dédiée. La Bretagne doit aider davantage d’entreprises à devenir des exportateurs réguliers, diversifier les destinations et renforcer les services, le numérique, le maritime, la santé, les industries créatives et les technologies environnementales.

Encore une fois, ces données ne comprennent pas la Loire-Atlantique. Une consolidation à cinq Départements devra être réalisée avec les Douanes, l’Insee et les chambres consulaires.

Des tensions de compétences durables

Agriculture, industrie, bâtiment, santé, aide à domicile, transports, hôtellerie-restauration, cybersécurité et numérique connaissent des difficultés récurrentes de recrutement. Elles proviennent autant des conditions de travail, des rémunérations, du logement, de la mobilité et de l’image des métiers que d’un déficit de formation.

Pour Yes Breizh, la réponse ne peut donc se réduire à ouvrir des places. Elle doit rapprocher orientation, formation initiale, apprentissage, formation continue, qualité de l’emploi et besoins locaux. Le budget régional 2026 signalait d’ailleurs la réduction de 50 % de l’enveloppe nationale consacrée à l’apprentissage et la fin du Pacte régional d’investissement dans les compétences, qui représentait 40,9 millions d’euros. Cette dépendance financière empêche une politique stable.

Le travail change plus vite que les institutions

Le CESER invite à anticiper simultanément l’intelligence artificielle, l’automatisation, le vieillissement, la transition écologique, les nouvelles attentes envers le travail et l’augmentation des risques professionnels. D’ici 2050, des métiers disparaîtront rarement en bloc, mais la plupart verront leurs tâches, compétences et organisations profondément transformées.

Yes Breizh considère que la prospective ne doit pas servir à annoncer un nombre artificiellement précis d’emplois futurs. Elle doit créer des capacités d’adaptation : observation continue, dialogue social, formation tout au long de la vie, reconnaissance des acquis, expérimentations et sécurisation des transitions professionnelles.

2. Notre doctrine : une économie productive, ouverte et enracinée

Créer de la valeur et la conserver en Bretagne

Selon les experts de Yes Breizh, une économie forte produit des biens, des services, des connaissances et de la culture. Elle rémunère correctement le travail, investit, exporte et finance la solidarité. L’objectif n’est pas de tout produire en Bretagne, mais d’identifier les dépendances critiques et les chaînes de valeur dans lesquelles un renforcement local est économiquement et écologiquement pertinent.

Yes Breizh a apprécié l’expérimentation Reloc’h 21 qui illustre le potentiel des achats. Sur huit entreprises et 180 millions d’euros d’achats analysés, 10 % étaient estimés relocalisables. La relocalisation de 18 millions d’euros aurait généré 8 millions de valeur ajoutée, créé ou sauvegardé 106 emplois et évité 4 450 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre. Ce résultat exploratoire ne doit pas être extrapolé mécaniquement ; il justifie un passage à l’échelle fondé sur le coût complet, la qualité et la résilience.

Soutenir l’entreprise, demander des contreparties

L’entreprise prend des risques, innove, forme et crée des emplois. Pour Yes Breizh, l’action publique doit lui offrir visibilité, financement, compétences et infrastructures. En retour, les aides importantes doivent être conditionnées à des engagements proportionnés : emploi et formation, maintien d’activité, décarbonation, égalité professionnelle, transparence fiscale et ancrage des achats.

Pour Yes Breizh, les règles doivent être compréhensibles et simples à respecter (pas d’usine à gaz). Les contreparties seront publiées au moment de l’aide, adaptées à la taille de l’entreprise et contrôlées sur des indicateurs peu nombreux. L’objectif est la responsabilité, non une bureaucratie supplémentaire.

Faire de la qualité de l’emploi un avantage compétitif

Le salaire, la santé au travail, l’autonomie, le dialogue social, la stabilité des horaires, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’inclusion du handicap et l’accès à la formation influencent directement le recrutement, la fidélisation et la productivité. Une stratégie économique qui néglige les conditions de travail fabrique elle-même ses pénuries.

Yes Breizh défend un pacte du travail de qualité élaboré avec les partenaires sociaux. Les entreprises volontaires publieront quelques indicateurs comparables et bénéficieront d’un accès renforcé aux outils de recrutement, de formation et de conseil. Les normes salariales et le droit du travail demeurent actuellement nationaux ; leur adaptation suppose une dévolution explicite et le respect d’un socle protecteur.

Assumer l’ouverture européenne et internationale

La Bretagne est une péninsule maritime européenne, non une économie fermée. Pour Yes Breizh, la Bretagne doit diversifier ses marchés, renforcer sa présence à Bruxelles et dans les réseaux atlantiques, accueillir les compétences et les investissements utiles, tout en évitant la dépendance à un nombre réduit de groupes ou de pays.

Pour Yes Breizh, la dévolution de pouvoirs dans ce domaine doit permettre que les aides à l’implantation privilégient les projets qui complètent les filières locales, coopèrent avec la recherche, forment sur place et prennent des engagements durables. L’attractivité ne se mesurera pas au seul montant annoncé, mais aux emplois réellement créés, aux achats locaux, aux brevets, à la décarbonation et à la durée d’implantation.

3. Ce que l’expérience écossaise peut nous apprendre

Pour Yes Breizh, le programme économique 2026 du parti au pouvoir en Ecosse ne constitue ni un modèle à copier ni un programme transposable en bloc. L’Écosse dispose d’une architecture institutionnelle, fiscale et budgétaire différente. Plusieurs méthodes sont néanmoins selon nous pertinentes pour la Bretagne.

Inspiration écossaiseAdaptation bretonneGarde-fou
Banque nationale d’investissement orientée vers des missions.Fonds d’investissement de Bretagne, renforçant les outils existants et co-investissant dans les filières prioritaires.Gouvernance indépendante, additionnalité et publication des résultats.
Point d’entrée « InvestScotland » et engagement ciblé des investisseurs.Portail « Invest in Brittany » (Bretagne 5) et équipe commune de prospection.Aucun dumping fiscal, social ou foncier.
Plan export en six points et plans sectoriels.Plans export pour maritime, numérique-cyber, alimentation, santé, industries créatives et énergies.Évaluation par nouveaux exportateurs réguliers, non par nombre de missions.
Fonds universitaire de preuve de concept.Fonds Bretagne Preuve de concept pour prototypes, validation de marché et création de jeunes entreprises.Sélection indépendante et partage transparent de la propriété intellectuelle.
Programme national d’adoption de l’IA par les PME.Parcours IA Bretagne : diagnostic, données, cybersécurité, formation et investissement.Protection des données, dialogue social et mesure des gains réels.
Planification nationale et territoriale des compétences.Conférence bretonne des compétences et contrats par bassin d’emploi.Données publiques, révision annuelle et participation des salariés.
Community Wealth Building, coopératives et entreprises détenues par les salariés.Économie d’ancrage : achats responsables, sociétés coopératives, transmission aux salariés et entreprises à mission territoriale.Respect – intelligent -du droit européen de la commande publique et accès des TPE.
Réseau international, diaspora et marque-pays.Réseau Bretagne Monde associant entreprises, universités, diaspora et partenaires celtiques.Pilotage économique mesurable, sans communication institutionnelle vide.

L’enseignement que Yes Breizh retire de l’expérience écossaise est institutionnelle : réunir stratégie, financement, compétences, innovation, export et attractivité sous une responsabilité politique identifiable. La Bretagne devra adapter cette méthode à son échelle et publier chaque année ce qui a fonctionné ou échoué.

4. Faire grandir les entreprises bretonnes

Un guichet économique réellement unique

Yez Breizh souhaite la création 2 d’un futur Service économique de Bretagne réunissant l’accès aux aides, au financement, à l’export, à l’innovation, à la transmission et aux compétences. Il ne fusionnera pas nécessairement tous les organismes, mais imposera un dossier commun, un référent unique et un suivi partagé.

Chaque entreprise pourra recevoir sous quinze jours une orientation vers les outils pertinents. Les délais de décision et de versement seront publiés. Les dispositifs peu utilisés ou redondants seront supprimés après évaluation annuelle contradictoire.

Le programme « PME vers ETI »

Yes Breizh souhaite qu’ainsi cent entreprises à potentiel soient accompagnées chaque année sur trois ans : gouvernance, fonds propres, recrutement de cadres, productivité, export, numérique, transmission et croissance externe. La sélection associera critères économiques, ancrage territorial et capacité à créer des emplois de qualité.

L’objectif n’est pas de choisir administrativement des gagnants. Il est de lever les obstacles communs qui empêchent une PME solide de franchir un seuil. L’entreprise conservera ses décisions ; l’argent public interviendra en cofinancement et avec des objectifs contractuels réduits en nombre et pertinents.

Transmettre plutôt que fermer ou vendre sans projet

Yes Breizh a remarqué que le vieillissement des dirigeants menace des savoir-faire et des emplois. Un observatoire à cinq Départements identifiera, dans le respect de la confidentialité, les entreprises à transmettre dans les cinq années suivantes. Les cédants bénéficieront d’un diagnostic anticipé ; les repreneurs, d’un parcours coordonné ; les salariés, d’une information sur les possibilités de reprise coopérative.

Un fonds de transmission pourra prendre temporairement une participation minoritaire lorsque l’entreprise est viable, stratégique pour un bassin d’emploi et dépourvue de solution immédiate. Toute intervention comportera une stratégie de sortie.

Simplifier sans déréglementer

Yes Breizh a conscience de la complexité administrative française qui, à force de régir et de contrôler, rend pratiquement impossible toute dynamique conforme. Par conséquent Yes Breizh souhaite que chaque nouvelle réglementation économique bretonne fasse l’objet d’une étude d’impact accessible : but poursuivi, options, effets sur les TPE, calendrier et modalités d’évaluation. Les entreprises seront consultées tôt, mais l’intérêt général restera la règle.

Dans ce cadre, une équipe d’ingénierie aidera les communes et intercommunalités à accélérer les projets sans affaiblir les exigences environnementales. La réduction des délais reposera sur l’instruction parallèle, la qualité des dossiers et la médiation, non sur la suppression des contrôles.

5. Une stratégie productive et industrielle bretonne

Choisir des missions, pas seulement des secteurs

Yes Breizh voit la stratégie productive et industrielle bretonne concentrer ses moyens sur un nombre limité de missions associant plusieurs filières : souveraineté alimentaire ; économie maritime et navale décarbonée ; énergie et réseaux ; santé et vieillissement ; cybersécurité et numérique de confiance ; mobilité et logistique bas-carbone ; habitat durable ; eau et adaptation climatique ; industries culturelles et linguistiques.

Pour chaque mission, Yes Breizh propose l’établissement d’un contrat précisant les objectifs à dix ans, les projets, les besoins de compétences, les infrastructures, le financement public et privé et les indicateurs. Une entreprise pourra appartenir à plusieurs missions ; les filières traditionnelles seront aidées à se transformer plutôt qu’opposées aux secteurs émergents.

Sanctuariser le foncier productif utile

Yes Breizh considère que le foncier économique ne doit être ni gaspillé ni évincé par la spéculation. Un inventaire à cinq Départements classera les friches, zones disponibles, contraintes de mobilité, capacités électriques et risques climatiques. La priorité ira à la réutilisation des friches, à la densification et à la mutualisation des équipements.

Les grands projets feront l’objet d’un bilan territorial et environnemental : emplois directs et indirects, consommation d’espace, eau, énergie, mobilité, sous-traitance et réversibilité. L’acceptabilité se construit par la clarté, l’honnêteté intellectuelle et la participation en amont.

Décarboner sans désindustrialiser

Pour Yes Breizh, les aides à la décarbonation doivent combiner efficacité énergétique, électrification, chaleur renouvelable, économie circulaire et évolution des procédés. Un contrat de transition doit protéger l’emploi et financer la reconversion lorsque certaines activités doivent diminuer ou changer.

Les entreprises recevant un soutien important publieront une trajectoire climatique compatible avec leur secteur. Les gains d’émissions ne devront pas provenir d’un simple transfert de production hors de Bretagne.

Utiliser les achats comme politique économique

Pour Yes Breizh, les collectivités et entreprises volontaires mesureront la localisation et la vulnérabilité de leurs achats, en s’appuyant notamment sur l’Indice breton de l’achat local et le coût total de possession. Les marchés publics intégreront, dans les limites du droit européen, la qualité, les émissions, la sécurité d’approvisionnement, l’insertion et les délais plutôt que le seul prix facial. La politique d’achat public de la Bretagne devra utiliser toutes les possibilités offertes par le droit et s’éloigner du conservatisme contractuel actuel3.

Il ne s’agit pas de réserver illégalement les marchés aux entreprises bretonnes. Il s’agit de concevoir des lots accessibles aux TPE, de publier les besoins en amont et de valoriser objectivement les externalités sociales et environnementales.

6. Recherche, innovation, numérique et intelligence artificielle

Un système trop dispersé

Yes Breizh a lu avec attention des rapports de la Cour des comptes qui rappelle qu’en France, la recherche partenariale concerne seulement 15 à 20 % des entreprises se déclarant innovante et représente environ un milliard d’euros de financements privés annuels vers la recherche publique. La France a engagé près de 19 milliards d’euros de financements directs entre 2014 et 2024, avec des résultats mitigés et comme à l’accoutumée en France, une multiplication des dispositifs.

Pour Yes Breizh, la Bretagne doit éviter de reproduire cette dispersion. Elle concentrera ses moyens sur quelques missions, un contrat standard de partenariat, des délais plafonnés et une évaluation du passage du laboratoire au marché.

Bretagne ‘Preuve de concept’ – Brittany ‘POK’

Pour Yes Breizh ce fonds financera prototypes, démonstrateurs, validation d’usage, propriété intellectuelle et première équipe entrepreneuriale. Il sera ouvert aux laboratoires des cinq Départements et associera universités, écoles, CHU, organismes de recherche et entreprises.

La rémunération et la carrière des chercheurs devront mieux reconnaître les coopérations et la création d’entreprises, sans subordonner la recherche fondamentale aux intérêts privés. Les conflits d’intérêts et la propriété des résultats seront encadrés par des règles publiques bretonnes.

IA Bretagne pour les TPE et PME

Pour Yes Breizh l’utilisation de l’IA est inévitable et doit être considérée comme un atout du moment que – comme pour tout – l’usage qui en est fait est raisonnable. Un programme d’adoption responsable proposera quatre étapes : diagnostic des processus ; qualité et gouvernance des données ; expérimentation courte ; investissement et formation. Les usages prioritaires seront la productivité administrative, la maintenance, la conception, la traduction, la relation client et la sobriété énergétique.

L’aide sera conditionnée à la cybersécurité, à l’information des salariés et à la mesure des effets sur l’emploi, le temps de travail et la qualité. L’objectif pour Yes Breizh est d’augmenter les capacités humaines, non de subventionner des outils sans usage.

Des pôles reliés, non concurrents

Nantes, Rennes, Brest, Lannion, Lorient, Saint-Nazaire, Quimper, Vannes et Saint-Brieuc doivent pour Yes Breizh former un réseau de spécialités complémentaires. Les financements privilégieront les consortiums associant au moins deux bassins et une PME. Les équipements rares seront mutualisés et leurs conditions d’accès publiées.

7. Emploi, compétences et orientation tout au long de la vie

Une conférence bretonne des compétences

Yes Breizh souhaite que cette conférence réunisse partenaires sociaux, collectivités, branches, établissements, universités, organismes de formation et acteurs de l’emploi. Cette conférence publiera chaque année une carte à cinq Départements : métiers en tension, besoins à trois et dix ans, capacités de formation, taux d’insertion, abandons et besoins de reconversion.

Les données ne commanderont pas mécaniquement l’orientation individuelle. Elles donneront une information loyale sur les débouchés, les rémunérations, les conditions de travail et les perspectives territoriales. Des bilans seront publiés pour montrer les évolutions et des enseignements en seront tirés et transmis aux pouvoirs publics bretons pour prise en compte.

Un droit effectif à la reconversion

Yes Breizh pense que, comme aujourd’hui, chaque actif doit pouvoir obtenir un bilan de compétences, faire reconnaître ses acquis et accéder à une formation modulaire. La Bretagne doit généraliser les blocs de compétences, la validation des acquis de l’expérience et les badges numériques lorsqu’ils sont reconnus par les employeurs et articulés à des certifications.

Yes Breizh souhaite la création d’un Compte breton de transition professionnelle complétant les droits acquis pour les métiers identifiés par la Bretagne comme stratégiques ou menacés. Il financera formation, accompagnement, mobilité et, lorsque cela relève des compétences disponibles, une part de la perte de revenu.

L’apprentissage comme engagement réciproque

Même si les aides françaises sont actuellement en baisse, Yes Breizh considère que des aides bretonnes spécifiques doivent permettre de viser prioritairement les formations rares, émergentes, industrielles, maritimes, agricoles, sanitaires, sociales, énergétiques et numériques. Les CFA bretons, dans ce cadre, devront publier taux de rupture, insertion à six et douze mois et qualité de l’accompagnement.

En contrepartie, les entreprises aidées s’engageront sur le tutorat, la prévention des ruptures et la qualité des missions confiées. Les petites entreprises pourront mutualiser des maîtres d’apprentissage et des fonctions RH.

Lever les freins périphériques

Pour Yes Breizh, le retour à l’emploi exige souvent logement, mobilité, garde d’enfants, santé ou maîtrise du numérique. Le plan finistérien du RSA souligne l’intérêt d’un contact rapide, de parcours intensifs, de solutions de mobilité et d’une orientation vers les métiers en tension. Ce plan pourrait être étendu à l’ensemble de la Bretagne, à condition que l’évaluation porte sur la durée réelle du retour à l’emploi et la stabilité du contrat, et non sur les seules sorties administratives.

Pour Yes Breizh, l’accompagnement doit autant que possible rester individualisé et respectueux des droits. Les obligations ne seront crédibles que si une offre adaptée, un référent disponible et des solutions aux freins matériels existent réellement.

8. Entreprises, langues et identité économique

Pour Yes Breizh, le breton et le gallo ne doivent être ni une obligation uniforme pour les entreprises ni un décor folklorique. Ils peuvent devenir des compétences, des outils de différenciation et des facteurs d’ancrage. Les usages seront volontaires, professionnels et évalués.

Un programme Entreprendre en langues de Bretagne offrira traduction, conseil de marque, signalétique, formation et test commercial. Dix entreprises pilotes expérimenteront pendant trois à six mois un usage précis : emballage, accueil, service numérique, communication ou nom de produit. Les résultats seront documentés : compréhension, mémorisation, engagement, ventes et satisfaction des salariés.

En cohérence, le développement de filières bilingues et de formations pour adultes créera aussi des emplois dans l’enseignement, la traduction, les médias, le tourisme, le numérique et la création. Les aides publiques bretonnes ne récompenseront pas un simple affichage ; elles soutiendront par une labellisation un usage réel et durable.

9. Exporter, investir et rayonner

Un plan export Yes Breizh en six actions

  • Créer un diagnostic export commun et un référent pour chaque PME accompagnée.
  • Élaborer des stratégies sectorielles pour les domaines maritime, alimentaire, numérique et cybernétique, de la santé, des énergies et des industries créatives.
  • Organiser des missions concentrées sur des marchés choisis après analyse, avec rendez-vous acheteurs préparés.
  • Accueillir davantage d’acheteurs et de donneurs d’ordre en Bretagne.
  • Mutualiser les premières fonctions export entre PME et financer des volontaires ou cadres à temps partagé.
  • Mobiliser la diaspora et les partenaires européens et celtiques dans un réseau Bretagne Monde.

Le succès sera mesuré par la proportion d’entreprises encore exportatrices après trois et cinq ans, la diversification des marchés et la valeur ajoutée exportée, non par le nombre de déplacements.

Invest in Brittany

Pour Yes Breizh ce portail donnera aux investisseurs une vision à cinq Départements des sites, compétences, laboratoires, sous-traitants et infrastructures. Une équipe unique parfaitement bilingue (anglais) coordonnera les réponses publiques et garantira la confidentialité.

Les investissements seront recherchés en fonction des besoins des filières, non de leur seule taille. Les projets qui déplacent simplement une activité d’une partie de la Bretagne vers une autre ne seront pas comptabilisés comme créations.

La commande et les normes européennes

Pour Yes Breizh, il est indispensable que la Bretagne renforce sa présence auprès des institutions européennes, des réseaux similaires en Europe (dans des pays de taille semblables à la Bretagne : Irlande, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Pays baltes, Portugal, etc.) et des programmes de recherche. Une cellule bretonne doit pouvoir aider les PME à accéder aux financements, consortiums et marchés européens. Les positions bretonnes sur les normes seront préparées avec les entreprises, les salariés, les chercheurs et les associations environnementales.

10. Une économie qui bénéficie à tous les pays de Bretagne

Contrats économiques de bassin

Yes Breizh a conclu une première partie de ses réflexions sur ce thème en pensant que chaque bassin d’emploi devrait élaborer un contrat de cinq ans reliant entreprises, compétences, logement, mobilité, énergie, foncier et services publics. Ce contrat identifierait trois à cinq priorités, un responsable et des résultats attendus.

Bien sûr, pour Yes Breizh, les décisions ne seront pas concentrées à Rennes ou Nantes. Des équipes économiques locales disposeront de marges d’action ; les villes moyennes, espaces ruraux, îles et quartiers populaires seront représentés dans la gouvernance.

Économie sociale, coopérative et transmission salariale

Pour Yes Breizh, ce sujet est important, car il correspond à notre mentalité. Ainsi, nous considérons que les coopératives, mutuelles, associations employeuses, entreprises sociales et sociétés détenues par leurs salariés contribuent à l’ancrage. Un centre de ressources proposera par contre ingénierie juridique, financement et accompagnement à la reprise.

En complément, les marchés publics et aides économiques bretons considéreront la qualité de la gouvernance lorsque celle-ci produit un bénéfice démontrable, sans créer de préférence arbitraire.

Entrepreneuriat ouvert à tous

Pour Yes Breizh, les femmes, jeunes, habitants en ruralité et quartiers populaires, personnes handicapées et personnes issues de parcours migratoires rencontrent des obstacles spécifiques à la création et à la croissance. Les dispositifs seront évalués selon l’accès réel au financement, la pérennité à trois ans et la capacité de développement.

Un défi annuel soutiendra les projets innovants portés par des personnes sous-représentées, inspiré du Start-up Challenge écossais. Il combinera mentorat, première subvention, réseau et accès aux acheteurs.

11. Les compétences à dévoluer

Le programme distingue ce qui peut être engagé avec les compétences actuelles et ce qui suppose une évolution législative ou constitutionnelle.

Niveau d’actionLeviers principauxConditions
Dès maintenantAides régionales, formation, orientation, foncier économique avec les EPCI, export, innovation, achats publics, contrats de bassin.Coordination à cinq Départements et conventions entre collectivités et organismes.
Dévolution législativePilotage intégré de l’emploi et de la formation, simplification des opérateurs, capacités accrues d’investissement, adaptation économique et expérimentations.Transfert des budgets, personnels, données et responsabilité d’évaluation.
Révision constitutionnelle ou accord européen/nationalPouvoir normatif et fiscal économique, droit du travail adapté dans un socle commun, immigration économique territorialisée, certaines règles de commande ou d’aides.Garanties sociales, solidarité, contrôle juridictionnel et respect du droit de l’Union européenne.

Pour Yes Breizh, une autonomie économique sans ressources propres resterait fictive. Inversement, un pouvoir fiscal sans discipline ni transparence serait dangereux. Le statut devra associer ressources dynamiques, péréquation, règles d’endettement et publication des engagements hors bilan.

12. Dix-huit engagements de Yes Breizh

1. Publier un diagnostic économique annuel de la Bretagne à cinq Départements, avec les deux périmètres statistiques clairement distingués.

2. Créer un Service économique de Bretagne à référent unique et dossier commun.

3. Renforcer un Fonds d’investissement de Bretagne orienté vers des missions et évalué publiquement.

4. Accompagner chaque année cent PME vers le changement d’échelle.

5. Mettre en place un plan anticipé de transmission et un fonds temporaire de reprise.

6. Adopter une stratégie productive autour de missions bretonnes à dix ans.

7. Sanctuariser le foncier productif utile et réutiliser prioritairement les friches.

8. Généraliser le diagnostic des achats, le coût complet et l’accès des TPE à la commande publique.

9. Créer Bretagne ‘Preuve de concept’ pour relier recherche, prototypes et entreprises.

10. Déployer IA Bretagne pour les TPE et PME, avec cybersécurité et dialogue social.

11. Installer une Conférence bretonne des compétences et publier une carte annuelle des besoins.

12. Créer un compte breton de transition professionnelle complémentaire aux droits nationaux.

13. Conditionner les aides importantes à des engagements proportionnés sur l’emploi, la formation et les transitions.

14. Lancer un pacte du travail de qualité avec les partenaires sociaux.

15. Mettre en œuvre un plan export sectoriel et le réseau Bretagne Monde.

16. Créer Invest in Brittany, porte d’entrée commune à cinq Départements.

17. Soutenir l’économie coopérative, la reprise par les salariés et l’entrepreneuriat sous-représenté.

18. Faire des langues de Bretagne un outil professionnel volontaire, moderne et mesurable.

13. Feuille de route 2027-2032

AnnéePrioritésLivrables vérifiables
2027Mesurer, coordonner et simplifier.Observatoire à cinq Départements ; audit des aides ; guichet unique pilote ; conférence des compétences ; dix entreprises linguistiques pilotes.
2028Investir et expérimenter.Fonds renforcé ; première cohorte PME vers ETI ; Bretagne Preuve de concept ; IA Bretagne ; quatre contrats de bassin pilotes.
2029Changer d’échelle.Plans export sectoriels ; portail Invest in Brittany ; programme transmission ; diagnostic des achats publics et industriels.
2030Déployer dans tous les parties de la BretagneContrats économiques couvrant la Bretagne ; compte de transition ; réseau d’équipements de recherche mutualisés ; bilan indépendant intermédiaire.
2031Consolider les filières et les droits.Deuxième vague de missions productives ; accords de dévolution ; outils de financement et de compétences intégrés ; corrections issues de l’évaluation.
2032Rendre compte et décider de la suite.Rapport public 2027-2032 ; bilan emploi-valeur-climat ; audit des contreparties ; consultation sur la nouvelle programmation.

Le calendrier dépend des compétences disponibles et des décisions démocratiques. Chaque mesure sera accompagnée d’un responsable, d’un budget, d’une valeur de départ et d’une cible adoptée publiquement.

14. Tableau de bord et indicateurs

Conditions de mise en oeuvre

Aucune transformation n’est généralisée sans budget, débouché, revenu et évaluation. Aucun objectif n’est imposé sans budget, calendrier, accompagnement et solution technique accessible. Aucun transfert n’intervient sans moyens. En cas d’échec, le dispositif est corrigé plutôt que maintenu pour respecter un affichage. Un code vert, orange, rouge signalera la trajectoire, mais ne remplacera jamais les chiffres et leur explication. Une hausse temporaire d’un indicateur peut correspondre à une transition ou à un meilleur recensement : chaque évolution sera interprétée avant décision.

DomaineIndicateurs principauxPrécaution méthodologique
EmploiTaux d’emploi, chômage, emplois créés et sauvegardés, CDI à douze mois.Distinguer créations brutes, nettes, effets d’aubaine et déplacements internes.
Qualité du travailSalaires médians, accidents, absentéisme, turnover, accès à la formation.Comparer par métier, taille, sexe et Département.
EntreprisesCréations, survie à trois et cinq ans, transmissions réussies, PME devenues ETI.Exclure les changements purement juridiques et doubles comptes.
Productivité et valeurValeur ajoutée, investissement productif, valeur conservée localement.Déflater les montants et distinguer volume et prix.
IndustrieEmplois, ouvertures et fermetures nettes, consommation de foncier et d’énergie.Mesurer les chaînes indirectes et les transferts d’activité.
InnovationPartenariats recherche-entreprises, prototypes, brevets, jeunes entreprises et revenus de licences.Ne pas réduire l’innovation au nombre de brevets.
CompétencesInsertion, ruptures d’apprentissage, reconversions achevées, postes non pourvus.Suivre à six, douze et trente-six mois.
ExportExportateurs réguliers, nouveaux marchés, valeur ajoutée exportée, concentration.Publier séparément biens, services et implantations.
InvestissementCapital privé mobilisé, emplois réalisés, achats locaux, durée d’implantation.Comparer annonces et réalisations après trois et cinq ans.
TransitionÉmissions directes et de chaîne de valeur, énergie, eau, matières et circularité.Éviter les baisses obtenues par délocalisation.
DépartementsÉcarts d’emploi, revenus, accès à la formation, mobilité et foncier.Publier par bassin sans stigmatiser les petits effectifs.
ÉgalitéÉcarts femmes-hommes, accès des personnes handicapées, diversité des créateurs aidés.Utiliser des données compatibles avec les libertés individuelles.
LanguesEntreprises engagées, salariés formés, usages réels, effets commerciaux.Mesurer l’usage, non la seule signature d’une charte.
Action publiqueDélais, coût de gestion, taux de versement, contreparties tenues, satisfaction.Faire auditer un échantillon par une instance indépendante.

Le tableau de bord comportera une année de référence 2026 ou, lorsque la donnée n’existe pas, une mesure initiale en 2027. Les cibles seront fixées après cette consolidation. Les résultats seront publiés en données ouvertes, avec une note expliquant les limites et les éventuelles révisions.

Conclusion — Le pouvoir économique comme responsabilité

Une Bretagne plus autonome ne pourra pas attribuer ses difficultés à l’Etat français tout en revendiquant ses réussites. Elle devra choisir, financer, arbitrer et rendre des comptes. Sa politique économique sera jugée sur des résultats concrets : davantage de personnes en emploi durable, des entreprises qui grandissent et se transmettent, une industrie qui se décarbone, une recherche transformée en innovations et des écarts territoriaux qui diminuent.

Le projet de Yes Breizh repose sur un contrat volontariste, mais pas si compliqué que cela à mettre en œuvre :

  • aux entreprises : visibilité, compétences, financement, infrastructures et ouverture internationale ;
  • aux salariés : dignité, sécurité, formation et pouvoir de participer aux transformations. Aux territoires : des capacités d’initiative et une part équitable de l’investissement ;
  • à l’institution bretonne : la responsabilité publique des résultats.

La souveraineté économique n’est pas l’autarcie. C’est la capacité de connaître ses dépendances, de protéger ses compétences essentielles, de coopérer librement et de décider au bon niveau. C’est ainsi que la Bretagne pourra produire davantage de valeur, la partager plus justement et tenir sa place en Europe.

Sources mobilisées et précautions

Pièces transmises

  • Région Bretagne, Emploi, formation et orientation professionnelles, budget primitif 2026, Mission 2.
  • CESER de Bretagne, Industrie(s) en Bretagne : quel(s) modèle(s) pour entrer dans les transitions ?, synthèse, décembre 2024.
  • CESER de Bretagne, Prospective du travail en Bretagne à l’horizon 2050, synthèse, mars 2026.
  • CESER de Bretagne, Dialogue emploi-formation, synthèse, octobre 2023.
  • Cour des comptes, Les partenariats entre la recherche publique et les entreprises, synthèse, juillet 2026.
  • CCI Bretagne et Bretagne Commerce International, Les entreprises bretonnes à l’international, édition 2025.
  • Chambre régionale des comptes, CCI métropolitaine Bretagne Ouest — Essentiel, décembre 2025.
  • Département du Finistère, Plan d’action RSA.
  • Yes Breizh, documents de travail Emploi et entreprises divers, Entreprise et Bretagne, Entrepreneurs et langues de Bretagne et Questionnaire Yes Breizh.
  • Scottish Government / SNP, Growing the Economy, Programme for Government 2025-2026.

Périmètres et vérifications avant publication

La plupart des données du CESER, de la Région, de la CCI Bretagne et de Bretagne Commerce International portent sur la Région Bretagne administrative, soit quatre Départements. Elles ne doivent pas être présentées comme couvrant automatiquement la Loire-Atlantique. Les passages concernant le 44 sont donc qualitatifs ; les valeurs consolidées à cinq Départements devront être produites avant la prochaine édition du Levrig en octobre 2027 avec une méthodologie homogène.

Les données économiques sont sensibles aux révisions, aux changements de nomenclature et aux effets de prix. Les chiffres doivent être périodiquement mis à jour en fonction des données produites par l’Insee, les Douanes, l’Urssaf, la Dares, France Travail et les observatoires compétents.

Notes et précisions

1. Une étude faite par la ‘Banque des Territoires’ en 2024. ↩

2. Toute création d’observatoire ou agence etc. devra être liée à la disparition d’au moins une autre entité publique équivalente avec une reprise intégrale des personnels. Des ajustements pourront être opérés par la suite.
↩

3. Des expériences réussies ont été mises en œuvre par certains établissements publics français comme le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives) entre 2002 et 2008. ↩

Les dossiers thématiques du Levrig 2027 de Yes Breizh

• 1. Statut, institutions, dévolution et Constitution
• 2. Finances publiques, budget et autonomie fiscale
• 2 bis. Analyse budgétaire France – Bretagne 5
• 3. Le service public en Bretagne
• 4. La santé en Bretagne
• 5. Le handicap en Bretagne
• 6. Éducation, formation et enseignement supérieur
• 7. Culture, langues et médias
• 8. Identité bretonne, transmission et cohésion
• 9. Le logement en Bretagne
• 10. Emploi, entreprises et développement économique
• 11. Économie, commerce et mobilités
• 12. Agriculture et alimentation
• 13. Mer, littoral et pêche
• 14. Énergie, climat et transition écologique
• 15. Numérique et souveraineté
• 16. Sécurité, justice et défense
• 17. Europe et international
• 18. Diaspora bretonne et rayonnement international

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