Voix de Bretagne est une série d’entretiens courts proposée par Yes Breizh.
À travers cinq questions simples, des Bretonnes et des Bretons venus d’horizons différents partagent leur regard sur l’avenir de la Bretagne.
Leurs réponses sont publiées telles quelles, sans modification.
Qui est Maïlys Princé, alias Bretonne/Bretonez ?
Maïlys Princé, connue sous le nom de BretonneBretonez sur les réseaux sociaux, fait partie de ces Bretonnes qui ont choisi de se réapproprier leur culture et de la transmettre à leur tour.
C’est en 2018, avec le désir de parler breton à sa fille, qu’elle entreprend l’apprentissage de la langue. Cette démarche personnelle lui ouvre les portes d’une histoire et d’une richesse culturelle qu’elle souhaite désormais partager. Elle découvre également que la langue entendue pendant son enfance était le gallo, autre composante essentielle du patrimoine linguistique breton.
À travers sa présence sur les réseaux sociaux, Maïlys Princé contribue à rendre accessibles la langue, l’histoire et les cultures de Bretagne. Elle défend une conviction simple : nul besoin d’avoir grandi en parlant breton ou gallo pour s’intéresser à ses racines, apprendre et participer à leur transmission.
Son regard sur la Bretagne associe ainsi transmission culturelle, engagement citoyen et réflexion sur l’autonomie. Pour elle, faire vivre les langues et les cultures bretonnes relève autant des initiatives individuelles que des choix collectifs.
Dans ce nouvel entretien de Voix de Bretagne, Maïlys Princé revient sur son parcours, l’attachement des jeunes à la Bretagne et les différentes manières de s’engager pour son avenir.

À quel moment avez-vous réalisé que la Bretagne occupait une place si importante dans votre vie ?
Je crois que c’est en apprenant le breton, à partir de 2018, pour pouvoir le parler avec ma fille à la maison.
J’ai découvert une richesse culturelle et historique qui m’a donné envie de transmettre, puis de parler aussi d’histoire et de politique. J’ai aussi découvert au même moment que la langue que j’avais entendue par chez moi quand j’étais petite était le gallo.
Quel regard portez-vous sur l’attachement des jeunes à la Bretagne aujourd’hui ?
Je pense qu’on peut se réapproprier sa culture à tout âge, même sans avoir grandi en parlant breton ou gallo.
Internet permet de rendre la langue et l’histoire accessibles à de nouvelles personnes. Mais cet intérêt doit aussi pouvoir se traduire concrètement dans la transmission.
Qu’est-ce qui fait aujourd’hui la force de la Bretagne ?
Ce sont les Bretonnes et les Bretons qui font vivre les cultures de Bretagne.
Une langue ou une histoire ne se transmet pas toute seule : il faut des personnes pour les apprendre, les partager et pour les faire évoluer.
Dans quels domaines davantage de responsabilités pour la Bretagne seraient-elles utiles ?
Je pense notamment à la transmission des langues et des cultures bretonnes, mais aussi aux transports, aux services publics et à l’aménagement du territoire.
La question essentielle est de savoir comment les décisions peuvent mieux répondre aux réalités vécues en Bretagne. L’autonomie de la Bretagne peut répondre à cela.
Quel message adresser aux jeunes qui aiment la Bretagne mais n’osent pas s’engager ?
N’attendez pas d’être spécialistes ou parfaitement légitimes pour vous lancer.
Apprendre quelques mots, transmettre une histoire, rejoindre une association : tout compte.
Et surtout, n’oubliez pas que tout est politique : la langue que l’on apprend, la culture que l’on transmet et la société dans laquelle on choisit de vivre.

Yes Breizh remercie chaleureusement Maïlys Princé (BretonneBretonez) pour le temps accordé, la sincérité de ses réponses et son engagement en faveur de la transmission des langues et des cultures bretonnes.
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