messagerie bretonne Treebal

Pourquoi Yes Breizh utilise la messagerie bretonne Treebal

de Yes Breizh

Souveraineté numérique : pourquoi la Bretagne doit développer son effort et être tête de pont dans ce domaine ?

La messagerie bretonne Treebal s’impose aujourd’hui comme une alternative crédible aux grandes plateformes numériques internationales.
La question de la souveraineté numérique n’est plus un sujet théorique réservé aux experts en cybersécurité ou aux stratèges européens. Elle est devenue un enjeu concret, quotidien, structurant. Messageries, plateformes collaboratives, réseaux sociaux, outils de diffusion d’information : l’essentiel de nos échanges numériques transite aujourd’hui par des infrastructures détenues par des groupes extra-européens. Derrière cette réalité d’usage se cache une dépendance stratégique majeure.

Dans ce contexte, voir émerger une solution européenne, ancrée en Bretagne, qui propose une alternative crédible et opérationnelle, devrait constituer une priorité politique régionale. Pourtant, l’entreprise bretonne Treebal ne bénéficie pas encore du soutien structurant que l’on pourrait attendre de la part des institutions bretonnes (Région, départements, communes) et des entreprises en Bretagne.

Un paradoxe qu’il est légitime d’interroger.

La souveraineté numérique : un impératif stratégique

Chaque jour, des millions de Bretonnes et de Bretons mais aussi de Français et d’Européens utilisent des messageries et plateformes internationales pour leurs échanges professionnels, institutionnels et personnels. Ces outils sont performants, ergonomiques, accessibles. Mais ils reposent sur un modèle économique fondé sur la captation de données, leur valorisation publicitaire et, parfois, une exploitation algorithmique opaque.

La question n’est pas seulement celle de la protection des données individuelles, déjà encadrée par le RGPD, mais celle de la maîtrise collective de nos infrastructures numériques.
Qui contrôle les flux d’information ?
Où sont hébergées les données ?
Selon quelles règles juridiques peuvent-elles être exploitées, consultées, suspendues ?

La crise sanitaire, les graves tensions géopolitiques actuelles et les débats autour de la régulation des plateformes ont montré à quel point la dépendance technologique pouvait devenir un facteur de vulnérabilité. À l’heure où l’on parle de souveraineté énergétique, industrielle ou alimentaire, il est incohérent de négliger la confiance numérique.

Pourquoi Yes Breizh utilise la messagerie bretonne Treebal

Un exemple : une alternative bretonne crédible, Treebal

C’est précisément pour répondre à cette problématique qu’est née Treebal, entreprise implantée à Rennes. Sa vocation : proposer une messagerie éthique, sécurisée, éco-conçue et conforme aux standards européens.

Contrairement aux plateformes dominantes, Treebal a fait le choix d’un modèle qui ne repose ni sur la revente de données ni sur la publicité comportementale. Les données sont hébergées en Europe, 100% en France dans quelques semaines, et l’entreprise revendique une approche de sobriété numérique. L’éco-conception est intégrée dès l’architecture technique : limitation du stockage inutile, optimisation des flux, réflexion sur l’impact environnemental des usages.

De manière originale, au-delà du grand public, Treebal a développé une offre spécifique, Treebal Pro, destinée aux entreprises, collectivités et organisations publiques. L’objectif est clair : offrir un outil performant de communication interne et externe, tout en garantissant la maîtrise des données et la conformité réglementaire.
Yes Breizh (qui n’est ni actionnaire ni revendeur de Treebal ! 😊) pense que l’intérêt de Treebal Pro ne réside pas uniquement dans son discours éthique : il s’agit d’une solution fonctionnelle, capable de structurer des groupes de travail, de diffuser de l’information ciblée, d’organiser la communication interne et de fluidifier les échanges.

Certaines collectivités ont déjà franchi le pas. Chez nous, des communes bretonnes ont déjà choisi d’adopter Treebal pour remplacer des messageries internationales dans certains usages municipaux. Ce choix traduit une volonté politique qui dépasse les partis : aligner les outils numériques avec des valeurs de souveraineté et de responsabilité.

Côté entreprises, des acteurs nationaux et locaux engagés dans les transitions ont également opté pour cette alternative bretonne. Pour ces organisations, l’enjeu est double : protéger leurs échanges et inscrire leurs pratiques numériques dans une logique de cohérence RSE.

Un paradoxe breton

La Bretagne se positionne depuis plusieurs années comme un pays d’innovation. La transformation numérique figure au cœur de la stratégie de la Région Bretagne, qui met en avant un numérique responsable, inclusif et durable. Incubateurs, appels à projets, dispositifs d’accompagnement.

Dans ce contexte, il est surprenant qu’une entreprise comme Treebal (et il y en a peut-être d’autres en Bretagne), qui coche précisément les cases stratégiques affichées par les politiques publiques, souveraineté, innovation, responsabilité environnementale, conformité réglementaire, ne bénéficie pas d’un soutien plus visible et plus massif.

Pourquoi ne pas faire de Treebal un symbole breton à vocation nationale et internationale de l’autonomie numérique ?
Pourquoi ne pas encourager plus fortement son déploiement dans les mairies, les départements, les établissements publics locaux ?
Pourquoi ne pas accompagner son développement à l’échelle nationale et européenne comme un fleuron breton du numérique responsable ?

Bien entendu, Yes Breizh ne demande pas de traitement de faveur pour Treebal mais Yes Breizh questionne la cohérence entre les ambitions politiques affichées et les choix opérationnels réalisés.

Soutenir la souveraineté numérique : un investissement stratégique

Soutenir davantage ce type d’entreprise Treebal ne relèverait pas d’un simple patriotisme économique. Ce serait un choix stratégique.

D’abord, en matière de cybersécurité et de maîtrise des données. Les collectivités locales manipulent des informations sensibles : données administratives, échanges internes, projets structurants. Utiliser une solution européenne maîtrisée réduit les risques liés à l’extraterritorialité de certaines législations étrangères.

Ensuite, en matière d’attractivité. La Bretagne pourrait se positionner comme un laboratoire grandeur nature du numérique souverain, en déployant massivement des solutions locales dans ses institutions. Un signal fort envoyé aux entrepreneurs, aux investisseurs et aux talents.

Enfin, en matière de cohérence politique. Promouvoir un numérique responsable tout en continuant à dépendre quasi exclusivement de plateformes internationales envoie un message ambigu. Accompagner Treebal et des entreprises poursuivant le même but serait au contraire un acte aligné avec les discours sur la transition écologique, la résilience et l’autonomie stratégique.

Vers un nouveau récit numérique

Au fond, la question dépasse le cas d’une seule entreprise. Elle interroge notre capacité collective à bâtir un nouveau récit numérique. Un récit dans lequel la performance technologique ne serait pas dissociée de l’éthique, où l’innovation irait de pair avec la protection des données, où l’ancrage territorial serait perçu comme une force et non comme une limite.

La Bretagne a souvent su anticiper les grandes mutations économiques, qu’il s’agisse de l’agroalimentaire, des télécommunications ou de l’économie maritime. Le numérique souverain pourrait être l’un des prochains chantiers structurants.

Dans cette ligne, Yes Breizh lance actuellement des comités de réflexion autour de thèmes culturels, sociétaux mais également économiques. Un des sujets est celui de la souveraineté numérique.

Pour finir ou plutôt commencer ?

L’autonomie stratégique en matière de numérique est une nécessité pour garantir notre liberté collective, notre sécurité économique et notre capacité d’innovation. Dans cette perspective, nous devons trouver des réponses concrètes à un défi de nature systémique.

Treebal est un exemple de ce que la Bretagne peut faire, de ce que la Bretagne doit faire. Bien plus qu’une start-up parmi d’autres : elle incarne une réponse concrète à un défi systémique.

Que la Bretagne, ses cinq départements et ses communes ne fassent pas encore de cette entreprise un pilier assumé de leur stratégie numérique pose question. Soutenir davantage Treebal, ce serait investir dans l’indépendance, la cohérence et l’avenir numérique du territoire.

Et en plus… Treebal existe en français , en anglais, en breton, en gallo, en catalan et bientôt dans d’autres langues celtiques et européennes comme symbole que la souveraineté numérique c’est aussi la souveraineté culturelle…

La souveraineté commence souvent localement.
Encore faut-il choisir de la construire !
Yes Breizh soutiendra les initiatives des entreprises, des institutions, des associations partageant cette volonté. 

Pour en savoir plus sur Treebal la messagerie bretonne.

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